Une alerte ReefBeacon paraît simple lorsqu’elle arrive : un récif, un niveau de risque, une courte appréciation. Derrière elle se cache une chaîne de traitement conçue autour d’une seule idée — un avertissement n’est utile que si ceux qui le reçoivent peuvent vérifier d’où il vient.
1. L’océan se met à jour, et les données aussi
Tout commence loin de tout récif, avec NOAA Coral Reef Watch qui publie ses produits satellitaires quotidiens à 5 km : température de surface de la mer, HotSpot et Degree Heating Weeks. ReefBeacon ingère les nouvelles données pour ses 65 stations et vérifie ses relevés par rapport aux valeurs publiées par la NOAA — les chiffres de la plateforme sont ceux de la source, et non une réinterprétation privée.
2. Un code déterministe évalue le risque
Pour chaque station, l’étape d’évaluation est un simple calcul sur des seuils publiés : un DHW supérieur à 4 déclenche une alerte de stress thermique ; un DHW supérieur à 8 signale un risque élevé de blanchissement. Ni le jugement d’un modèle ni une intervention manuelle ne peuvent faire passer un récif d’un niveau à l’autre. Les deux mêmes niveaux apparaissent ensuite de façon cohérente à trois endroits — les objets des courriels, les étiquettes dans l’application et les calques de la carte — pour que personne n’ait à réconcilier des libellés contradictoires au moment où cela compte.
3. Trente minutes au chronomètre
Lorsqu’un seuil est franchi, un enregistrement d’alerte structuré est créé et transmis aux coordinateurs de conservation qui suivent cette station, par courriel et par notification dans l’application, avec pour objectif une livraison en 30 minutes. La livraison est journalisée avec accusés de réception : la piste d’audit couvre donc non seulement ce qui a été envoyé, mais le fait que cela a bien été reçu.
4. L’alerte dit ce qu’elle est — et ce qu’elle n’est pas
Chaque alerte porte ses relevés bruts, ses sources de données et la base de son appréciation. Elle porte aussi ses limites : il s’agit d’un avertissement de stress thermique, et non d’une confirmation de blanchissement en temps réel. Seul un relevé de terrain peut dire si les coraux blanchissent réellement — et c’est précisément ce que l’alerte demande à ses lecteurs d’aller vérifier.
Après l’alerte
Les alertes s’accumulent dans le registre qui alimente les rapports trimestriels de tendances de ReefBeacon, et les résultats de relevé qui reviennent du terrain sont comparés à l’historique du stress thermique, afin que chaque saison enseigne la suivante. Si vous souhaitez que votre équipe reçoive les alertes pour un récif que vous surveillez, écrivez à hello@fledged.org.